Odette Herviaux
Sénatrice du Morbihan

Vice-Présidente
de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

Vice-présidente
du Groupe d’étude Mer et Littoral

Accueil > A travers les média mardi 10 septembre 2013.

Syrie : les parlementaires divisés

Rubrique Département

Des élus réclament un vote au parlement, où doit se tenir un débat aujourd’hui. D’autres sont réservés sur ce sujet.

Le président de la République, chef des Armées, doit-il consulter le Parlement avant de décider une éventuelle intervention en Syrie ? Oui répondent des parlementaires morbihannais de droite comme de gauche.

Sans surprise, le député UMP Philippe Le Ray estime que « François Hollande et Jean-Marc Ayrault doivent suivre l’exemple américain et anglais et proposer un vote aux parlementaires ».

Paul Molac, député du groupe écologiste (DVG/UDB), souligne aussi qu’il « n’y a pas obligation en France de faire voter le Parlement pour ce type d’intervention, mais ça pourrait être une bonne chose. Je trouve opportun qu’il y ait une discussion car il y a beaucoup de zones d’ombres et qu’une intervention ne serait pas forcément de nature à faire stopper les violences. »

Michel Le Scouarnec, sénateur PCF, se dit aussi favorable à un débat : « Alors, un vote, c’est encore mieux. » Le député PS Philippe Noguès, qui s’interroge sur une intervention française, souhaite aussi que le Parlement soit consulté : « Je suis pour un vote du parlement, car dans le cas contraire, j’aurais la sensation que la France se contente de suivre la décision du congrès américain. »

D’autres députés de gauche, Hervé Pellois (DVG) et Gwendal Rouillard (PS), attendent le débat de ce mercredi et ne souhaitent pas plus s’exprimer. Jean-Pierre Le Roch (PS), était lui injoignable en ce début de semaine. Le sénateur EELV Joël Labbé attend « le débat interne » au sein de son groupe politique pour « arrêter une position ».

Seule la sénatrice Odette Herviaux (PS), souligne clairement ne pas « partager la demande » d’un vote du Parlement. « Une telle décision relève de la seule responsabilité du Président de la République, explique-t-elle. Je trouve normal qu’il y ait un débat mais ensuite le Président décide, c’est le fonctionnement de la Ve République. Pour revaloriser le rôle du Parlement il y a beaucoup d’autres possibilités, par exemple en reconnaissant la prédominance de ses décisions dans le cadre de ses compétences définies par la Constitution. »