Odette Herviaux
Sénatrice du Morbihan

Vice-Présidente
de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

Vice-présidente
du Groupe d’étude Mer et Littoral

Accueil > Communiqués jeudi 31 octobre 2013.

Suspension n’est pas suppression

Cette suspension est une mesure d’apaisement nécessaire afin de ne pas pénaliser l’économie bretonne qui souffre d’une grave crise dans l’agroalimentaire.

Le Premier ministre a rappelé sa ferme volonté de poursuivre le dialogue. "Le courage, ce n’est pas l’obstination, c’est au contraire de rechercher ensemble la solution".

Face à de réelles situations de souffrance qui s’expriment pour certains salariés ou entrepreneurs, une seule solution était acceptable : le dialogue. Cette suspension démontre la capacité du gouvernement à entendre les inquiétudes d’une partie des acteurs économiques et sociaux. Car seule une suspension peut permettre l’aboutissement à un consensus tolérable pour tous. Le temps qui s’ouvre doit désormais permettre de rassembler rapidement les acteurs concernés. Des solutions vont être trouver, il est de notre responsabilité de construire ensemble un nouveau modèle économique breton, notamment à travers le Pacte d’avenir proposé par Jean-Marc Ayrault. Mais nous avons besoin d’une fiscalité écologique pour financer les infrastructures demandées par ceux-là mêmes qui ont dénoncé sa mise en place.

La violence et la confrontation ne sortiront pas des difficultés économiques. Cessons la récupération politique. Je tenais à rappeler, pour mes collègues parlementaires de droite que cette écotaxe a été voté en 2009 par l’ancienne majorité. Comme le souligne, si justement, Jean-Pierre Le Roch, Député du Morbihan " Le contrat avec Écomouv, dont la rupture coûterait 800 millions d’euros, a été signé par l’ancien gouvernement en 2011. Le décret pour sa mise en œuvre a été signé en 2012 entre les deux tours de l’élection présidentielle. À aucun moment, l’ancienne majorité n’a mené une évaluation approfondie et sérieuse de l’écotaxe."

A chacun d’assumer sa responsabilité. Il est trop facile d’utiliser la détresse des autres. Je comprends parfaitement la souffrance et le désespoir qui engendrent la colère et l’incompréhension. Mais la mauvaise foi, je ne l’admet pas. Nous trouverons ensemble les solutions, j’en reste persuadée, nous avons été élus pour cela.