Odette Herviaux
Sénatrice du Morbihan

Vice-Présidente
de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

Vice-présidente
du Groupe d’étude Mer et Littoral

Accueil > Travail parlementaire > Collectivités locales jeudi 23 janvier 2003.

Suppression de deux succursales sur trois de la Banque de France dans le Morbihan

Question écrite Nº 05317 du 23/01/2003 page 228 avec réponse posée par HERVIAUX (Odette) du groupe socialiste .

Mme Odette Herviaux attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie au sujet des dernières mesures prises par la Banque de France concernant le devenir de deux succursales sur trois dans le Morbihan. En effet, un plan de restructuration est à l’étude, s’inscrivant dans le cadre institutionnel du système européen de banques centrales (SEBC). Dans ce contexte deux des trois implantations du département du Morbihan - Lorient et Pontivy - risquent de disparaître. Elles assurent au-delà de leur contribution à la définition d’une bonne politique économique et monétaire, des missions au service de la collectivité nationale, tant à destination des entreprises que des particuliers. Leur disparition pénalise les citoyens et les entreprises, mais aussi ne ferait qu’accroître la disparition des services publics en milieu rural. Elle lui demande en conséquence de bien vouloir lui apporter des précisions concernant l’avenir des succursales Banque de France dans le Morbihan.

Ministère de réponse : Economie - Publiée dans le JO Senat du 10/04/2003 page 1242.

Le gouverneur de la Banque de France a confié en octobre dernier deux missions d’étude au secrétaire général de la Banque sur l’évolution du réseau des succursales et sur l’avenir des opérations avec la clientèle particulière. Les deux rapports sur l’évolution de ce réseau ont été remis au gouverneur le 7 février. Ces documents techniques ont été immédiatement diffusés au personnel, aux organisations syndicales et mis à la disposition des élus locaux. Dans un contexte en profonde évolution, ces études examinent comment la banque peut effectuer les mêmes missions de manière plus efficace avec un réseau plus resserré. Seules les opérations avec la clientèle particulière, qui n’ont plus de justification, seraient interrompues. S’est ensuite ouverte une consultation large et approfondie des personnels et des élus. Cette consultation fournira les éléments complémentaires permettant de donner un contour définitif au projet de modernisation de l’implantation territoriale de la banque. Le gouverneur de la Banque de France a d’ores et déjà indiqué, à la suite des échanges conduits avec les représentants du personnel et des élus, qu’il s’orientait vers une organisation départementale du réseau et qu’il n’y aurait aucun licenciement, quel que soit le statut des agents. Pour garantir l’exercice des missions de service public par les succursales, l’Etat conclura également avec la Banque de France un contrat de service public, qui précisera les objectifs qui lui sont assignés en matière de service public rendu aux usagers, notamment en matière de gestion des dossiers de surendettement. En tout état de cause, l’Etat entend conforter la Banque de France dans sa volonté de jouer tout son rôle dans la vie économique locale. Celui-ci doit néanmoins être conçu dans le souci d’optimiser la gestion dont l’établissement est comptable devant la nation.