Odette Herviaux
Sénatrice du Morbihan

Vice-Présidente
de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

Vice-présidente
du Groupe d’étude Mer et Littoral

Accueil > Travail parlementaire > Culture jeudi 20 février 2003.

Sous-titrage pour les malentendants des émissions dans les programmes français

Question écrite Nº 05818 du 20/02/2003 page 616 avec réponse posée par HERVIAUX (Odette) du groupe socialiste .

Mme Odette Herviaux appelle l’attention de Mme la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées sur la grande faiblesse des émissions sous-titrées dans les programmes français. Actuellement, presque 10 % de la population française, soit 6 millions de personnes, souffre plus ou moins lourdement de problèmes auditifs et sont pénalisés par rapport à leurs voisins européens, car ils ne peuvent ainsi accéder ni aux informations ni à la culture télévisuelle, contrairement aux dispositions légales. Elle lui demande donc quelles actions sont envisagées dans un avenir proche, d’une part pour se mettre en conformité avec la loi, d’autre part pour améliorer l’accès des malentendants aux médias télévisuels.

Ministère de réponse : Culture - Publiée dans le JO Sénat du 27/03/2003 page 1040.

L’article 43-11 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la communication audiovisuelle issu de la loi du 1er août 2000 impose aux chaînes de télévision publiques l’obligation de favoriser l’accès des personnes sourdes et malentendantes aux programmes qu’elles diffusent. Pour répondre à cette obligation, les chaînes publiques ont d’ores et déjà engagé des efforts de rattrapage qui méritent d’être relevés. Ainsi, le volume de programmes sous-titrés sur France 2 a connu en 2001 une hausse de plus de 12,5 % par rapport à l’année précédente. Ce sont ainsi 1 712 heures de programmes qui ont été sous-titrées, soit près de 19,5 % du volume horaire de programmes. De même, France 3 est en progression avec 893 heures. Enfin, France 5 s’est fixé, à partir de 2002, un objectif de 1800 heures de programmes sous-titrés sur deux ans, et à terme, le sous-titrage de l’ensemble de ses documentaires. Ces chiffres restent cependant trop faibles et le Gouvernement entend mener en la matière une action énergique, dans la ligne définie par le Président de la République, qui a fait de l’action en faveur des personnes handicapées l’une des priorités de son mandat. M. Jacques Charpillon, inspecteur général de l’administration des affaires culturelles, a effectué une mission d’étude destinée à évaluer les possibilités techniques et financières d’adaptation de l’ensemble des programmes télévisés aux attentes des personnes sourdes et malentendantes. Le rapport a été remis le 24 octobre 2002 au ministre de la culture et de la communication. Au vu de ce rapport, le ministre a décidé de mettre en place un plan de rattrapage du sous-titrage et il a d’ores et déjà écrit aux présidents des chaînes de télévision du service public afin de leur demander de formuler rapidement leurs propositions en ce sens. Dans les tout prochains mois, le Gouvernement prendra les mesures nécessaires qui répondront aux préoccupations exprimées ici par l’honorable parlementaire.