Odette Herviaux
Sénatrice du Morbihan

Vice-Présidente
de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

Vice-présidente
du Groupe d’étude Mer et Littoral

Accueil > A travers les média mercredi 28 septembre 2011.

Sénatoriales. La droite sonnée en Morbihan

mardi 27 septembre 2011


Voir en ligne : Ouest-france


François Goulard, maire de Vannes, admet sa défaite « sans amertume »
Ouest France

Longtemps, le Morbihan a résisté aux vagues roses. Mais que cette couleur ait gagné aussi vite, et aussi nettement, le collège des grands électeurs, témoigne d’un malaise. Le Morbihan compte désormais trois sénateurs de gauche : Odette Herviaux, Joël Labbé et Michel Le Scouarnec. Il s’agit du seul département français, avec la Guadeloupe, où le PS a récupéré deux sièges à l’UMP.

Le mode d’élection n’y est pas pour rien. C’était déjà une anomalie avant 2001 lorsque la gauche ne comptait pas de représentant. « C’est vrai que, cette fois, la proportionnelle nous aurait été bien utile », reconnaît le député UMP Jacques Le Nay, battu dimanche.

Une victoire symbolique forte

Le vote des grands électeurs traduit une humeur du moment, un rejet de la composition de la liste de droite (sans femme), des forces conservatrices qui s’effritent et un lien qui se distend entre le pouvoir central et les élus de terrain. En sanctionnant trois parlementaires, le symbole est fort.

Le choix des deux députés UMP, François Goulard et Jacques Le Nay, de quitter l’Assemblée pour le Sénat, a eu un effet boomerang. Les grands électeurs ont cru percevoir une volonté de se mettre à l’abri avant les législatives de 2012. « Le message est clair : les députés chez eux et les gens qui ont l’âge de la retraite, à la retraite ! », analyse Josselin de Rohan, 73 ans, sénateur UMP sortant non candidat.

Des « mesures malheureuses »

De son côté, François Goulard admet la défaite « sans amertume », voyant dans le remaniement des services publics une des « mesures malheureuses » ayant conduit les grands électeurs à voter pour la gauche.

Le centriste Joseph-François Kerguéris (73 ans) a été emporté par la vague et un sacrifice douloureux entre les deux tours. « Toute la droite bretonne doit préparer des candidats jeunes pour la reconquête. Car les mois qui s’annoncent seront difficiles », prévient Josselin de Rohan.

Édouard REIS-CARONA.