Odette Herviaux
Sénatrice du Morbihan

Vice-Présidente
de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

Vice-présidente
du Groupe d’étude Mer et Littoral

Accueil > A travers les média mardi 8 mars 2011.

Sarkozy se dit attentif aux "vraies préoccupations" des Français


Voir en ligne : Reuters.com


LA FRANCE "DE CRAINTE EN CRAINTE"

Nicolas Sarkozy n’a pas manqué de se féliciter que la suppression de la taxe professionnelle, la principale recette fiscale des collectivités locales, ne soit plus un sujet après avoir suscité de grandes craintes lors de son annonce en 2009.

"Aujourd’hui plus personne ne me parle de la taxe professionnelle, alors que c’était le grand sujet du congrès des maires de 2009, avec des gens qui hurlaient à la mort ’attention, on va être ruinés !’", a-t-il souligné.

Il a relevé dans la foulée que la réforme des retraites ne faisait plus l’actualité, comme si elle était désormais acceptée par les Français.

"Il y a trois mois, il paraît que la France était au bord de l’explosion sociale avec la réforme des retraites. Aujourd’hui, c’est moi qui mets systématiquement le sujet sur la table pour l’expliquer. Mais qui en parle ?".

"Ainsi va la France, de crainte en crainte, et une fois que la réforme est votée, on se dit ’oh bien, finalement, c’est pas si terrible’ et on transfère ses craintes sur un autre sujet", a-t-il dit.

Interpellé sur des sujets comme la loi littoral, les services publics en zone rurale ou le mode de scrutin des futurs conseillers territoriaux, Nicolas Sarkozy a invité ses interlocuteurs à ne se laisser guider "que par une seule chose, l’intérêt général" et à ne pas avoir peur de s’attaquer aux grands problèmes.

Alors que la sénatrice socialiste du Morbihan Odette Herviaux s’inquiétait de voir la parité menacée par le mode de scrutin retenu, en cette journée internationale de la femme, il s’est interrogé sur l’utilité d’une telle manifestation.

"Aujourd’hui, la vie des femmes ressemble à la vie des hommes, les choses ont changé considérablement (...) C’est sympathique, il faut le faire, enfin parfois il faudrait qu’on se concentre sur l’essentiel. L’essentiel c’est de trouver du travail pour les hommes et les femmes, une possibilité de promotion sociale pour les deux".

(Édité par Patrick Vignal)