Odette Herviaux
Sénatrice du Morbihan

Vice-Présidente
de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

Vice-présidente
du Groupe d’étude Mer et Littoral

Accueil > A travers les média mercredi 9 mars 2011.

Sarkozy, le terrain plutôt que les sondages

8 mars 2011


Voir en ligne : JDD


En déplacement dans le Morbihan, mardi, Nicolas Sarkozy n’a pas souhaité commenter le sondage qui le place derrière Marine Le Pen au premier tour en 2012. Le chef de l’Etat préfère s’intéresser "aux vraies préoccupations" des Français.

Mardi, Nicolas Sarkozy était en déplacement dans le Morbihan. (Maxppp)
Rien de tel que le terrain. Loin des sondages et des remous qu’ils suscitent en plus haut lieu, Nicolas Sarkozy était dans le Morbihan mardi pour rencontrer des élus locaux. Lors de ce déplacement organisé par le président de l’assemblée des maires du département, le chef de l’Etat n’a pas dit un mot sur la polémique du moment, se refusant de commenter l’enquête qui le place derrière Marine Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle. "Je fais de la politique depuis 35 ans. J’ai connu tous les états, j’ai connu des hauts, des bas, puis j’y suis arrivé. C’est un long chemin, un très long chemin (qui demande) beaucoup de sang-froid, beaucoup de conviction", a seulement déclaré le président devant l’assemblée générale des maires du département. Une manière de clore le débat.

Nicolas Sarkozy a souhaité mardi se concentrer sur ce qu’il considère comme l’essentiel, à savoir "répondre aux questions des Français, à leurs vraies préoccupations". Et non s’attarder sur des "préoccupations de surface, à ce qui fait l’actualité de tous les jours, qui disparaît aussi vite qu’il est apparu". Pour illustrer ses propos, le chef de l’Etat n’a d’ailleurs pas hésité à évoquer la suppression de la taxe professionnelle dont plus personne ne parle, alors que "c’était le grand sujet du congrès des maires de 2009". Ou encore la réforme des retraites. "Il y a trois mois, il paraît que la France était au bord de l’explosion sociale. Aujourd’hui, c’est moi qui mets systématiquement le sujet sur la table pour l’expliquer. Mais qui en parle ?", s’est interrogé, satisfait, Nicolas Sarkozy.

"La vie des femmes ressemble à celle des hommes"
"Ainsi va la France, de crainte en crainte, et une fois que la réforme est votée, on se dit ’oh bien finalement, ce n’est pas si terrible’ et on transfère ses craintes sur un autre sujet", a assuré le chef de l’Etat devant les maires. Mardi toujours, devant les 330 salariés de l’usine FenêtreA, le chef de l’Etat a parlé emploi, indiquant que sa priorité était "d’arrêter le phénomène des délocalisations" et de "réconcilier les Français avec l’industrie, les usines et les ouvriers". Une tranche de la population qu’il espère justement reconquérir en vue de 2012.

Journée de la femme oblige, Nicolas Sarkozy a également dû répondre à une question de la sénatrice socialiste du Morbihan, Odette Herviaux, inquiète de voir la parité menacée par le mode de scrutin des futurs conseillers territoriaux. Le chef de l’Etat en a profité pour dire ce qu’il pensait de la journée de la femme, célébrée mardi. "C’est sympathique, il faut le faire, enfin parfois il faudrait qu’on se concentre sur l’essentiel", a-t-il déclaré, estimant qu’aujourd’hui, "la vie des femmes ressemble à la vie des hommes".