Odette Herviaux
Sénatrice du Morbihan

Vice-Présidente
de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

Vice-présidente
du Groupe d’étude Mer et Littoral

Accueil > A travers les média vendredi 17 décembre 2010.

Redonner du sens à la PAC

mercredi 15 décembre 2010


Voir en ligne : site lamontagne.fr


« Après 50 ans d’existence la Politique agricole commune (PAC) reste mal connue. Pourtant, elle permet chaque année de redistribuer 42 milliards d’euros, dont plus de 10 milliards pour la France. »

La sénatrice de la Corrèze, Bernadette Bourzaix a participé dans un groupe de travail qui a élaboré le rapport « Redonner du sens à la PAC ».

Ce document de 125 pages, fruit d’un travail de 6 mois, vient d’être publié par le Sénat. Il met l’accent sur la nécessaire réforme de la Politique agricole commune.

En effet, à l’horizon de 2014-2020, les ressources financières de celle-ci auront tendance à diminuer. Il serait donc urgent d’orienter les aides vers ceux qui en ont le plus besoin.

Après avoir réaffirme la nécessite d’une politique agricole commune, les quatre rapporteurs (Bernadette Bourzaix et Odette Herviaux pour le PS et Jean Bizet et Jean-Paul Emerine pour l’UMP) rappellent quelques principes. Tout d’abord, la sécurité alimentaire doit rester une valeur stratégique pour l’Europe.

« On utilise dans le monde pour les besoins alimentaires de l’Europe 35 millions d’hectares situés hors de ses frontières » souligne la sénatrice. « Il faut retrouver la souveraineté alimentaire en quantité en en qualité. »

Pour les rapporteurs, il faut pour l’Europe une PAC forte, mais conservant des outils de régulation. « Ces outils ont progressivement disparu depuis 2003. Ils méritent d’être réactualisé et repensé.

L’exemple type reste la crise grave que traversent les producteurs laitiers. C’est là qu’on mesure des conséquences de la libéralisation à tout cran de la politique européenne menée depuis 2003, avec notamment une extrême volatilité des prix ».

Ces dernières années en France, pour cause des « références historiques » 80 % des aides ont été destinés à 20 % d’agriculteurs.

« C’est inégalitaire et injuste. On a vu en 2008 et 2009 les céréaliers bénéficer à la fois des primes et des prix en hausse, au détriment des éleveurs. Il va falloir imaginer un nouveau système de répartition des aides. Des propositions intéressantes ont été faites sur une aide de base qui pourrait être calculé à l’hectare », explique la sénatrice

« Des aides compensant le handicap pourrait assurer des compensations significatives à nos éleveurs de montagne. Une rémunération pourrait être accordée pour le patrimoine naturel qu’entretient l’agriculteur sans être rémunéré. »