Odette Herviaux
Sénatrice du Morbihan

Vice-Présidente
de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

Vice-présidente
du Groupe d’étude Mer et Littoral

Accueil > Communiqués mardi 18 février 2014.

Quand information rime avec manipulation


Voir en ligne : Loi Littoral


Après avoir regardé le reportage d’hier soir, je ne m’étonne pas des nombreuses réactions négatives que j’ai reçues par mail, c’est pourquoi je tiens à réaffirmer ce que j’avais longuement expliqué dans l’interview et qui s’est transformé en une seule phrase qui dit ma confiance dans les élus.

Tout d’abord un peu d’histoire : le bétonnage des côtes, notamment celles montrées dans le reportage a été fait bien avant le vote de la loi littoral. Ce qui n’avait pas empêché certains élus de protéger avant 1986, avec l’aide du conservatoire du littoral, les merveilleux endroits que nous connaissons encore en Bretagne comme ailleurs.

Notre travail de parlementaire est bien de constater, de réfléchir et de proposer des améliorations aux textes de loi qui posent problème d’où notre rapport qui, en aucun cas, ne propose de modifier la loi mais au contraire de revenir à son esprit d’origine : protection et aménagement équilibré du territoire tout en tenant compte, pour son application, des particularités territoriales.

Nous avons non seulement prévu de maintenir la bande des 100 m mais que là où il y a risque avéré de submersion ou de recul de la côte, on puisse l’augmenter d’autant que nécessaire !

Nous avons aussi proposé que les "ruptures" d’urbanisme dans les zones très urbanisées soient augmentées et qu’une solidarité financière au profit des communes ayant le mieux protégé leurs côtés soit instaurée.

Vous comprendrez alors que je ne peux accepter les reproches voire les insultes que certains téléspectateurs, eux aussi très naïfs m’ont adressé.

Les seules modifications que nous proposons sont :

- que le document de référence pour l’interprétation territoriale de la loi soit une Charte régionale (définie en concertation avec l’Etat, les collectivités concernées et les associations nationales de protection et la nature)

- que la notion de hameau soit mieux définie et que tout en conservant les limites "extérieures" pour ne pas encore diminuer les terres agricoles, on puisse autoriser les constructions dans ce que l’on appelle les dents creuses.

Je regrette très sincèrement que certains prennent encore pour argent comptant tout ce qu’ils voient à la télévision sans aller à la source des informations. Notre rapport est en ligne sur le site du Senat, allez le lire et faites vous votre propre opinion...

Quant à moi, passionnée par la mer et le littoral et par leur préservation, je suis aussi adepte du développement durable au vrai sens du terme.