Odette Herviaux
Sénatrice du Morbihan

Vice-Présidente
de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

Vice-présidente
du Groupe d’étude Mer et Littoral

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Projet de Loi de Finances 2012 Les sénatrices et sénateurs socialistes rejettent les crédits relatifs à la mission « Enseignement Scolaire »

2 décembre 2011

Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2012, Luc CHATEL a défendu un budget de l’Enseignement scolaire en hausse de presque 1% par rapport à 2011. Françoise CARTRON, rapporteure pour avis, a dénoncé une augmentation en trompe l’œil. Celle-ci ne couvrant pas l’inflation, il s’agit en réalité d’une baisse.

Au cours des discussions, le Ministre de l’éducation nationale n’a cessé d’associer le métier d’enseignant à un aggravateur de dettes, justifiant de cette manière les 14 000 nouvelles suppressions de postes prévues à la rentrée 2012. A l’inverse, pour la majorité sénatoriale il s’agit d’un investissement au service de l’éducation de nos enfants et de l’avenir de notre pays.

En cette période de recrudescence du chômage, le gouvernement, à l’origine du plus gros plan de licenciement de l’Etat dans l’Education nationale, aura supprimé 80 000 postes en 5 ans… préférant payer 1,3 milliard € d’heures supplémentaires.

Cette année encore, la définition budgétaire s’est faite sans aucune concertation avec les élus locaux et les acteurs éducatifs. Or, il aurait fallu aborder des problématiques essentielles, notamment la question du financement de la formation des enseignants puisque que celle-ci a été réduite à néant par la réforme de la « mastérisation ».

Nous en sommes à la deuxième promotion de jeunes enseignants sacrifiés sur l’autel d’une politique de pure optimisation financière. Il y a urgence.

Françoise CARTRON, à l’instar de ses collègues socialistes, a souhaité rappeler que le prétendu réalisme budgétaire du gouvernement avait une limite qui s’appelait la Loi. En effet, le Conseil d’Etat vient de rendre une décision qui invite Luc CHATEL à revoir ce brouillon de réforme, justement à cause du manque total de concertation.

Malgré ce rappel à l’ordre, le Ministre s’est une nouvelle fois contenté de botter en touche. Une mauvaise habitude que le Sénat n’accepte plus.