Odette Herviaux
Sénatrice du Morbihan

Vice-Présidente
de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

Vice-présidente
du Groupe d’étude Mer et Littoral

Accueil > Parti Socialiste > Interventions lundi 9 mars 2009.

« Pour une Politique Alimentaire Commune »


Voir en ligne : La contribution de la Région Bretagne sur l’avenir de la PAC


LRM : Alors que la PAC a été conçue pour alimenter un continent meurtri par la guerre, quels objectifs devra-t-elle poursuivre ?

Odette Herviaux : Il est évident que l’agriculture a profondément changé, mais l’enjeu alimentaire est toujours une réalité. D’ici à 2050, nous devrons être capables de quasiment doubler la production alimentaire mondiale tout en faisant face à de multiples menaces écologiques (climat, eau, biodiversité). Pour répondre à ces défis, il faudra donc développer une “agriculture éco-productive”, qui assurera aux 500 millions d’Européens une alimentation suffisante, durable, de qualité et à prix abordables pour tous.

LRM : Les orientations de la Commis-sion sur le bilan de santé de la PAC réalisé en 2008 sont-elles à la hauteur ?

O.H. : Hélas, non. Globalement, la Commission propose de revisiter la PAC sur trois axes majeurs : la gestion des marchés, le régime des aides directes et le défi climatique. Mais elle propose, dans l’esprit clairement libéral de la réforme de 2003, de poursuivre et d’amplifier la dérégulation de la gestion des marchés agricoles et alimentaires. Dans le contexte actuel d’insécurité alimentaire, c’est une réflexion qui apparaît à contre-courant : elle fut élaborée dans un contexte très différent,oùpeu demondes’intéressaità la situation alimentaire mondiale, qui se dégradait pourtant rapidement.

LRM : Quels doivent être alors les grands axes de la PAC d’ici 2013 ?

O.H. : Il faut promouvoir une ambitieuse politique publique agricole permettant de réguler les à-coups qui favorisent la spéculation. En juin dernier, la région Bretagne a formulé quatorze propositions articulées autour de quatre principes majeurs : une alimentation de qualité grâce à une Politique Alimentaire Commune avec un budget maintenu dans un budget global à 1.18 % du PIB européen, une OMCqui ne remet pas en cause les instruments de gestion de marché, une régulation européenne et une régionalisation des aides directes aux agriculteurs. L’intervention publique pour réguler les marchés agricoles et alimentaires est une idée résolument moderne.

Pour retrouver l’article dans son intégralité
http://www.ps56.fr/filemanager/download/176/Rappel-91-26.02.09.pdf

Toutes les informations sur la PAC :
http://europa.eu/pol/agr/index_fr.htm