Odette Herviaux
Sénatrice du Morbihan

Vice-Présidente
de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

Vice-présidente
du Groupe d’étude Mer et Littoral

Accueil > Actions du Gouvernement > Ministère de l’agriculture, de l’Agroalimentaire et de la forêt vendredi 19 avril 2013.

Plan d’avenir pour la filière avicole

18 avril 2013


Voir en ligne : mesures plus détaillées


Stéphane LE FOLL et Guillaume GAROT lancent avec les professionnels
un plan d’avenir pour la filière avicole

Le Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Foret Stéphane Le Foll et le Ministre délégué chargé de l’agroalimentaire Guillaume Garot ont réuni l’ensemble de la filière avicole ce jour pour élaborer un plan d’avenir pour la filière.

Le Délégué Interministériel aux Industries Agroalimentaires et aux Agroindustries Alain Berger a présenté les résultats de sa mission menée depuis l’automne 2013 avec l’ensemble de la filière.

Le constat a été partagé que le plus grand défi à relever était de consolider une stratégie collective.
Ainsi, la filière mettra en place une interprofession de la volaille de chair associant toutes les composantes, de l’amont jusqu’à l’aval, y compris la distribution et la restauration hors domicile pour construire vision partagée et une stratégie « gagnant-gagnant » de maintien en France d’une
production standard pour le marché intérieur et pour l’export, aux côtés d’une production label.

Stéphane Le Foll a déclaré : « il faut créer une véritable dynamique collective et une véritable solidarité de filières entre tous les maillons, de l’amont à l’aval, au bénéfice de tous ».

4 axes de travail collectifs ont été définis, pour lesquels les pouvoirs publics soutiendront la filière :

- 1) Moderniser les élevages, pour redonner plus de compétitivité aux éleveurs, en alliant performance économique et environnementale, et en profitant du potentiel de la filière volaille en matière d’économie d’énergie et de production d’énergies renouvelables (notamment photovoltaïque),

- 2) Consolider le maillon abattage transformation. Trois points ont notamment été mis en avant :

- Dans la lignée de la déclaration du Conseil franco-allemande du 22 janvier 2013 précisant que les deux pays partagent par ailleurs l’objectif de lutter contre le détournement des règles de détachement au sein de l’Union européenne, la France continuera à porter ce au niveau communautaire la question des distorsions au niveau du coût de la main d’oeuvre dans les abattoirs, liées à l’utilisation extensive par certains pays de la directive « détachement ».

- Après les baisses successives du niveau des restitutions à l’export en octobre 2012 puis janvier 2013, la Commission a reconduit pour 3 mois le 18 avril le niveau actuel de 108,50 euros/tonnes. Les Ministres continueront à défendre le maintien du niveau actuel de restitutions le temps nécessaire pour que les efforts de l’ensemble des maillons de la filière portent leurs fruits.

- La nécessité d’une reconnaissance aussi large que possible des compétences des salariés afin d’améliorer la sécurisation des parcours professionnels. La désignation d’un OPCA de branche par le secteur avicole est une solution pour faire progresser les travaux en ce sens.

- 3) Refonder les relations commerciales et contractuelles dans la filière : au-delà des modifications de la Loi de modernisation de l’économie (LME) et notamment de l’introduction d’une clause obligatoire relative à la volatilité des prix des premières agricoles et alimentaires, une réflexion sera engagée sur une amélioration de relations contractuelles entre accouveurs, fabricants d’aliments, éleveurs et transformateurs pour assurer une meilleure répartition de la valeur, inciter à la performance technique et assurer
une plus grande réactivité aux évolutions des marchés.

- 4) Valoriser l’origine « France » : la filière devra s’engager de façon volontaire dans
l’étiquetage de l’origine pour tous les produits, et développer le cahier des charges « volailles de France », intégrant, au-delà de la stricte origine, la qualité sanitaire, les normes de bien-être, les normes sociales, etc.

Guillaume Garot a indiqué : « Ce plan doit permettre la consolidation des emplois existants et la création de nouveaux au travers de la reconquête des marchés français et export. De façon générale, un dialogue social de qualité est un facteur de compétitivité ».

Les Ministres ont annoncé une poursuite des travaux et des points réguliers sur la mise en oeuvre de ces différentes actions.