Odette Herviaux
Sénatrice du Morbihan

Vice-Présidente
de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

Vice-présidente
du Groupe d’étude Mer et Littoral

Accueil > Edito lundi 29 mai 2006.

La pensée et l’action

Depuis les dernières élections législatives beaucoup se complaisent, notamment à droite, à répéter que le temps n’est plus à la parole mais à l’action.

Et pourtant que de promesses dans le dernier discours du premier ministre ! des promesses pour tous, enfin presque : selon que vous serez privilégié ou pas …

Quant aux actions, nous verrons bien à l’usage : espérons seulement qu’elles ne feront pas regretter aux français le temps où la nouvelle majorité se contentait de discours et d’invectives contre l’insécurité et la cohabitation.
Lionel Jospin et son gouvernement peuvent, à juste titre, être fiers d’avoir toujours appliqué ce dicton : “ faire ce que l’on dit, dire ce que l’on fait ”. Le temps reconnaîtra leurs actions car si l’histoire a un sens c’est bien les valeurs de gauche qui ont balisé le chemin de la marche vers une humanité plus juste, plus équitable, plus fraternelle.

Aujourd’hui, personne ne peut remettre en cause cette devise et contester une stratégie transparente honnête et efficace. Cependant nous ne pouvons plus nous contenter de cette affirmation pour répondre aux souhaits des français, participer au « renouveau » de notre parti et de la gauche, et envisager la reconquête du pouvoir.

Les actions sur le terrain sont certes nécessaires :
- Ecoute des citoyens
- Contact avec les associations
- Forum avec les sympathisants

Mais surtout débats avec nos propres militants, les anciens et les tout nouveaux, car qui mieux qu’eux connaît les problèmes de la cité, de la commune, du monde rural ? qui mieux qu’eux peut faire remonter aux dirigeants de notre parti les critiques et les propositions ? Ils sont quotidiennement au contact des réalités dans leur travail, dans leur loisirs et leur engagement. Ils sont donc bien représentatifs du peuple de France et non pas de “ la France d’en bas” terme condescendant et détestable dans ce qu’il contient de péjoratif.

Il nous faut donc écouter puis agir tous ensemble en véritables militants mais nous ne pourrons pas faire l’impasse, pendant le même temps, sur une réflexion profonde concernant les causes sociales, politique, culturelles, sociétales de notre échec. Il nous faudra aussi et surtout penser, proposer des idées nouvelles et des projets politiques, définir un idéal commun et dire ce que nous voulons pour la France, l’Europe et le Monde de demain.
Nous ne pourrons motiver la jeunesse, mobiliser nos concitoyens et redevenir crédible que si nous sommes capables d’offrir des perspectives d’avenir et de définir notre choix de société et les moyens pour y parvenir.
Si nous devons être à l’écoute, nous devons également faire preuve de pédagogie et convaincre de l’originalité et du bien fondé de nos choix, de la valeur et de la justesse de nos propositions.

Notre parti a tout ce qu’il faut pour relever ce défi :

- Des militants actifs et de plus en plus nombreux
- Des élus soucieux du bien commun et pugnaces
- Des dirigeants brillants et décidés à travailler ensemble.

Il n’a dons pas le droit de décevoir.