Odette Herviaux
Sénatrice du Morbihan

Vice-Présidente
de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

Vice-présidente
du Groupe d’étude Mer et Littoral

Accueil > Travail parlementaire > Economie lundi 28 juillet 2008.

La Hongrie

un partenaire stratégique pour l’économie française


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La commission des affaires économiques a entrepris, depuis 2004, d’accorder son attention aux suites de l’élargissement considérable qu’a connu l’Union européenne, passée cette année-là de quinze à vingt-cinq États-membres. Dans cette optique, elle a effectué une mission en Roumanie et Bulgarie en 2004, puis une autre en Lituanie et Estonie en 2005.

En 2007, c’est en Hongrie qu’une délégation de cinq sénateurs membres de la commission des affaires économiques s’est rendue, du 10 au 13 juillet 2007, à l’occasion du troisième anniversaire de l’entrée de ce pays dans l’Union. L’objectif de la mission était, en particulier, de faire le bilan de l’intégration de ce pays au sein de l’Union européenne et de cerner ses perspectives d’évolution économique.

Il est apparu à la délégation sénatoriale que la Hongrie, petit pays de 10 millions d’habitants et moins de 100.000 km2, se distinguait parmi les nouveaux entrants dans l’Union européenne par sa position très favorable, tant au plan strictement géographique qu’aux plans économique, culturel et historique. De nombreux Français ont déjà pris la mesure de ce potentiel et se sont lancés dans l’aventure hongroise de diverses manières, participant à l’essor des relations économiques franco-hongroises.

Au terme de leur mission, il leur semble que la Hongrie est désormais pleinement intégrée économiquement au sein de l’Union européenne et que les entreprises françaises tirent le plus grand bénéfice à miser sur ce pays, aux portes de l’Europe centrale et orientale. Il reste que la Hongrie doit traverser une période de réformes profondes, nécessaires mais périlleuses, et que le succès de cette entreprise passe notamment par le soutien des autres membres de l’Union européenne, à commencer par la France, à l’heure où la cure d’austérité financière initiée par le Gouvernement issu des urnes en avril 2006 accentue la sévérité des ajustements structurels entrepris en Hongrie.