Odette Herviaux
Sénatrice du Morbihan

Vice-Présidente
de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

Vice-présidente
du Groupe d’étude Mer et Littoral

Accueil > Edito jeudi 15 avril 2004.

Et maintenant au boulot !

Depuis cette triste date d’avril, il y a maintenant deux ans, que de chemin parcouru mais aussi que de travail, que de rencontres, que d’échanges ! Sans aller jusqu’à dire qu’un tel désastre - en 2OO2 – a peut-être été salutaire pour tous les militants et sympathisants de gauche, il faut toutefois remarquer que nous avons retrouvé le vrai chemin du militantisme : le débat sans concession d’abord, puis les réunions explicatives, les rencontres avec tous les partenaires sociaux et enfin la réalisation de notre programme pour les régionales et les cantonales. Enfin et ce fut le plus remarquable, la campagne qui nous a amenés à la victoire totale, écrasante du 28 mars.

Ces trois semaines qui l’ont précédée ont été très chargées, intenses, lourdes en investissement personnel des élus, des militants mais surtout de tous nos sympathisants qui, avec nous, ont retrouvé la convivialité du porte à porte, de la distribution aux sorties d’usine, des réunions « pédagogiques » locales où presque toujours nous faisions mieux que la droite ! On sentait bien, au fur et à mesure des semaines que le vent était favorable, on y croyait mais les résultats ont dépassé nos espérances et beaucoup d’entre nous ne sont pas prêts d’oublier la soirée du 28…
Cela fait déjà un mois, et en ce qui concerne les élus régionaux, la réalité de la tâche et son ampleur font maintenant partie du quotidien.

Vice Présidente en charge de l’agriculture, de la qualité agroalimentaire et de la consommation, je tenais à remercier dans notre journal socialiste départemental aussi, le nouveau Président Jean Yves Le Drian pour sa confiance. Je mesure parfaitement les difficultés qui nous attendent et plus particulièrement dans le secteur agricole, mais grâce à tout le travail réalisé en amont pour la réalisation de notre programme, notre feuille de route est claire ( pages 32 à 37 du livret !)

La Bretagne a besoin de ses agriculteurs, et les agriculteurs bretons ont aussi besoin d’une Bretagne forte, reconnue et entendue à l’extérieur, qui définisse avec volonté et sans complexe ses choix pour une politique agricole bretonne ; mais la politique se décrète surtout à Paris, à Bruxelles et plus loin à l’O.M.C.

Nous ne partageons pas les orientations du moment, nous ne connaissons pas encore celles de demain – même si l’on peut les deviner – aussi faudra-t-il sûrement nous préparer à des tensions, à des moments très difficiles où le poids d’un Président volontaire, - têtu ? - très présent et soutenu par un consensus entre tous les partenaires du secteur sera indispensable pour faire reconnaître nos choix.

Il s’agit là d’un véritable défi, je ne doute pas que nous puissions tous ensemble y arriver en 6 ans !