Odette Herviaux
Sénatrice du Morbihan

Vice-Présidente
de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

Vice-présidente
du Groupe d’étude Mer et Littoral

Accueil > Communiqués mardi 23 juillet 2013.

Demande de classement des intempéries du 17 juin 2013 en catastrophe naturelle

Lettre au Préfet

A l’égard des personnes affectées par les intempéries exceptionnelles qui ont durement touché les habitants, Paul MOLAC, Député et Odette HERVIAUX, Sénatrice sont intervenus auprès de Monsieur le Préfet afin d’obtenir une reconnaissance d’état de catastrophe naturelle pour les communes de Ploërmel, Augan, Campénéac, Ruffiac, Caro, Monterrein, Réminiac, les communautés de communes de Guer et du Val d’Oust et de Lanvaux.

Monsieur le préfet,

Le 25 juin dernier, nous vous faisions part des dégâts causés par les intempéries du 17 juin : vents violents, pluies diluviennes, grêle, coulées de boue. Nous insistions également sur l’impact négatif de cette catastrophe sur l’activité économique dans la zone concernée.

Vous avez accepté lors du CDAO du 26 juin que les dégâts soient recensés et évalués. Depuis, nous sommes restés en lien constants avec les mairies qui se sont chargées de collecter les déclarations et expertises. Ainsi, nous nous sommes réunis le 15 juillet, avec les élus des communes de Ploërmel, Augan, Campénéac, Ruffiac, Caro, Monterrein, Réminiac, les communautés de communes de Guer et du Val d’Oust et de Lanvaux ainsi que des représentants de la FDSEA et de la chambre d’Agriculture. Nous avons fait le point sur les répercussions de ces intempéries sur le territoire. Le bilan est aujourd’hui en phase d’être terminé. Il est extrêmement lourd pour beaucoup de particuliers, de chefs d’entreprises et de communes.

Le recensement fait apparaître plusieurs types de problématiques. La première est liée aux particuliers. Les maisons ont été particulièrement touchées : toiture et vérandas détruites, barrière hachée, voitures abîmées. Pour ce type de sinistres, il existe des assurances mais les primes seront loin de prendre en compte l’ensemble des destructions. Nous avons de nombreux actifs ou de retraités de l’agriculture, de l’industrie agroalimentaire et de l’artisanat. Leurs moyens financiers sont souvent très modestes. Vous le savez, la moyenne des salaires est peu élevée dans le pays de Ploërmel et il en est de même pour les retraites. Aussi, un certain nombre de personnes auront des difficultés pour refaire leur toiture ou réparer leur voiture ou leur véranda.

Les dégâts touchent également des entreprises industrielles. Elles ont été inondées et ont vu leur stock détruits ou abîmés. Leurs produits sont devenus invendables.

Plus de 3400 hectares de terres agricoles ont été impactés sur la zone avec des taux de destruction variant de 30 à 100% et les productions légumières et de fourrage vert ne sont pas assurables. Cela ne sera pas sans conséquence sur l’activité économique et nous craignons que certaines exploitations agricoles ne soient dans l’obligation de cesser leurs activités.

Enfin, les collectivités vont également devoir réparer les bâtiments communaux : école, cantine, toit d’église…

Ce sont donc des centaines de particuliers et d’entreprises qui sont touchés dans une zone qui a pu être facilement délimitée géographiquement. Le caractère exceptionnel et violent de la catastrophe ne fait aucun doute, c’est pourquoi nous vous demandons pour ce périmètre une reconnaissance d’état de catastrophe naturelle.

Dans l’attente de vous lire, nous vous prions d’agréer, Monsieur le préfet, l’expression de notre haute considération.

- Paul MOLAC, Député
- Odette HERVIAUX, Sénatrice