Odette Herviaux
Sénatrice du Morbihan

Vice-Présidente
de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

Vice-présidente
du Groupe d’étude Mer et Littoral

Accueil > A travers les média mardi 21 septembre 2010.

Chasse. Un centre tout neuf pour passer le permis

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Voir en ligne : Le Télégramme


13.000 chasseurs dans le Morbihan, et pour les former, un seul centre d’examen du permis, inauguré, hier, à Saint-Jean- Brévelay. Sécurité, modernité et écologie en sont les maîtres mots.

Il est perdu dans la campagne, autour de Saint-Jean-Brévelay, au milieu de 30ha de nature appartenant à la fédération de chasse du Morbihan. « Aucun riverain ne s’est plaint d’avoir entendu un coup de fusil », se félicite d’ailleurs Gwenaël Robin, le maire de la commune. Et question balles perdues, pas de risques non plus, l’isolement est très étudié.

De plus en plus de femmes au permis

Le nouveau centre de formation départemental à l’examen du permis de chasse a demandé cinq ans de travail et 240.000 EUR à la fédération, qui l’a autofinancé. Il a été inauguré, hier, en présence de la sénatrice Odette Herviaux, du conseiller général Henri-MichelKersuzan, et du président de la fédération départementale, Guy Bonnefous. L’an dernier, il a accueilli près de 750 chasseurs venus passer leur permis de chasse ou des formations complémentaires. « Des jeunes de 15 ans, des jeunes retraités aussi, et plus d’une cinquantaine de femmes, qui chassent de plus en plus », note Thierry Delorme, technicien formateur, l’un des treizesalariés de la fédération. Au-dessus du centre, le parcours du permis de chasser propose différents scénarios à l’aide de lanceur de cibles. Quand la cible est lancée au-dessus d’une silhouette humaine en carton, il ne faut évidemment pas tirer dessus !

« Chauds de la gâchette »

« On a parfois quelques ?chauds de la gâchette ?... Le taux de réussite au permis est environ de 80% », raconte Thierry Delorme. « C’est vrai que le fusil qu’on entend le dimanche fait peur, mais les nouveaux chasseurs sont très sensibles aux notions de sécurité. Les accidents sont rares et n’arrivent souvent qu’entre chasseurs », assure-t-il. En plus du permis, le centre propose plusieurs formations pour approfondir ses connaissances, sur la faune, la réglementation, la chasse au piège ou à l’arc. Autre élément, l’implantation de lapins de garenne sur les terres de Saint-Jean-Brévelay, « non pas pour les chasser, mais pour les capturer et les réimplanter là où ils se portent moins bien dans le département », précise Thierry Delorme. De quoi renforcer la vertu écologique que revendique la fédération. « Le bon chasseur, c’est d’abord un amoureux et un connaisseur de la nature », définit sans hésiter Henri-Michel Kersuzan.

Gwen Catheline