Odette Herviaux
Sénatrice du Morbihan

Vice-Présidente
de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

Vice-présidente
du Groupe d’étude Mer et Littoral

Accueil > Communiqués lundi 20 avril 2009.

« Avenir du site de la MPAP : l’Etat doit assumer ses responsabilités »

Après avoir reçu ce matin à ma permanence une délégation des salariés de la Manufacture de Produits Automobiles de Ploërmel, équipementier automobile du groupe TREVES spécialisé dans la garniture de sièges et de portes, j’ai rencontré cet après-midi les salariés en grève et les représentants de la direction. Suite à ces entretiens, j’ai adressé un courrier aux Ministres en charge de l’Economie et de la mise en œuvre du plan de relance sur l’avenir de l’usine MPAP alors que le groupe TREVES a d’ores et déjà annoncé la fermeture de deux sites ainsi que le doublement de son objectif de départs volontaires.

Le site de Ploërmel, qui compte 319 salariés, devait initialement conserver la fabrication de sièges de la C3 Picasso jusqu’à mi-2010. La direction a portant récemment programmé la suppression de 73 emplois, venant s’ajouter à un premier plan de départs volontaires de 53 personnes annoncé en octobre dernier, ce qui porte à 126 le nombre de suppressions d’emplois sur le site morbihannais. Il a en outre été prévu la « délocalisation » à terme du matelassage des sièges de la C3 Picasso en Slovaquie.

Ce vaste plan de réduction des effectifs ne semble pas répondre seulement aux problèmes économiques générés par la crise mais aussi à une logique de rentabilité financière. L’équipementier a pourtant été la première entreprise à bénéficier du soutien, à hauteur de 55 millions d’euros, du Fonds de Modernisation des Equipementiers Automobiles, détenu à parité par l’Etat via le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI) et les constructeurs Renault et PSA Peugeot Citroën, afin que l’entreprise ne dépose pas le bilan.

Alors que le Gouvernement a réaffirmé ses ambitions pour le maintien du tissu industriel français, j’ai donc demandé aux deux ministres de bien vouloir préciser au plus vite les mesures que l’Etat compte prendre et les contreparties qu’il va véritablement exiger de l’équipementier TREVES pour pérenniser l’activité et l’emploi face à des décisions économiquement et socialement destructrices. Il est en effet de la responsabilité des pouvoirs publics de s’opposer au démantèlement d’outils de production, ce qui condamnerait définitivement la reprise d’activités, et donc le dynamisme de l’emploi, quand les effets de la crise se seront dissipés.