Odette Herviaux
Sénatrice du Morbihan

Vice-Présidente
de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

Vice-présidente
du Groupe d’étude Mer et Littoral

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« Avenir de l’école de police de Vannes : le gouvernement botte en touche »

13 janvier 2008


Voir en ligne : texte des interventions du 13 janvier 2009


Lors de la séance des questions orales du mardi 13 janvier, la sénatrice du Morbihan Odette Herviaux est intervenue pour connaître l’avis du gouvernement sur l’avenir de l’école de police de Vannes.

« Créée voici 30 ans, celle-ci et son personnel contribuent avec compétence et dévouement à la qualité de la formation dispensée aux futurs policiers. La qualité de son enseignement est prouvée par les très bons résultats obtenus par les élèves policiers aux différents classements nationaux. […] Structure de référence au niveau national, elle participe activement à un aménagement durable du territoire, dimension à laquelle, à la différence du ministre, nous sommes très attachés.

Malheureusement, de nombreuses incertitudes pèsent sur sa pérennité après 2009. Dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, votre gouvernement prévoit une très forte diminution, de l’ordre de 5 000 sur trois ans, du nombre de policiers, alors que dans le même temps, nous est annoncé le soutien à la création de 100 000 emplois dans la sécurité privée... La direction de la formation de la police nationale doit réduire au niveau national son effectif de 450 équivalents temps pleins. Or les huit fermetures de centres de formation envisagées au niveau national ne représentent que 150 équivalents temps pleins, soit le tiers de l’objectif. Vous serez donc amenés à choisir de nouvelles cibles au cours de cette année. L’école de Vannes se retrouve alors en première ligne. Le seul recrutement de cadets de la République ne saurait constituer une garantie solide pour son avenir.

Si, alors qu’aucun indicateur de gestion ne le justifie, l’école devait malgré tout fermer, quand le feriez-vous ? Dans le cas contraire, quelle proportion du personnel sera maintenue ? »

Pour toute réponse, M. Bernard Laporte, secrétaire d’État chargé des sports, s’est contenté de vagues déclarations sans information précise et nouvelle : « Pour le réseau de formation de la police nationale, la réflexion en cours envisage des regroupements sur des sites plus vastes, plus fonctionnels, mieux équipés. Si l’objectif est fixé, la répartition géographique précise n’est pas encore déterminée. Aucune décision n’a été prise d’une fermeture éventuelle de l’école de police de Vannes. »

Mme Odette Herviaux a souligné que « l’incertitude qui demeure contribue à dégrader le climat de confiance et de sérénité nécessaires à l’accomplissement des missions de service public aussi essentielles que la formation des policiers » tout en rappelant que « Vannes et la Bretagne ont déjà payé un lourd tribut dans le cadre de la réorganisation, souvent unilatérale, des services publics. » Elle restera donc très vigilante et mobilisée pour la défense de l’école de police de Vannes.