Odette Herviaux
Sénatrice du Morbihan

Vice-Présidente
de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable

Vice-présidente
du Groupe d’étude Mer et Littoral

Accueil > Travail parlementaire > Education jeudi 3 avril 2003.

Avenir de l’apprentissage de l’allemand

Question écrite Nº 06787 du 03/04/2003 page 1108 avec réponse posée par HERVIAUX (Odette) du groupe socialiste .

Mme Odette Herviaux attire l’attention de M. le ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche sur la situation préoccupante de l’apprentissage de la langue allemande dans certains collèges. En effet, de plus en plus d’options, notamment en langues étrangères, sont soumises à une obligation d’un certain nombre d’élèves pour pouvoir être maintenues. Cette situation pénalise fortement les petits établissements ruraux qui voient ainsi leur proposition d’apprentissage se restreindre.

Dans de nombreux petits collèges, l’option allemand LV 2 a purement et simplement été supprimée. Par ailleurs, le quarantière anniversaire du traité de l’Elysée a confirmé les liens durables et forts qui unissent nos deux pays et le besoin d’accroître nos échanges économiques et culturels. Elle attire donc son attention sur cet aspect et lui demande quelles mesures il compte prendre pour favoriser l’apprentissage de l’allemand dans les petits établissements scolaires et donc permettre à tout élève du territoire national d’avoir les même possibilités d’accès à l’apprentissage de cette langue.

Ministère de réponse : Jeunesse - Publiée dans le JO Sénat du 26/06/2003 page 2095.

L’apprentissage des langues vivantes est une des priorités de la politique linguistique que le ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche met en oeuvre, de l’école à l’université et pour offrir à tous les élèves un parcours linguistique susceptible de leur permettre, au terme de la scolarité obligatoire, d’accéder à la maîtrise de deux langues vivantes. La mise en oeuvre de nouveaux programmes à l’école primaire qui intègrent, avec des horaires identifiés, les langues vivantes comme disciplines à part entière de l’enseignement primaire est un des éléments de cette politique.

Désormais discipline de l’enseignement primaire, la langue vivante commencée au cycle 3 constitue la première langue vivante pour tous les élèves. Ces dispositions sont renforcées par le développement des stratégies de valorisation de la langue du partenaire annoncées dans le cadre de la célébration du quarantième anniversaire du traité de l’Elysée et qui doivent être mises en oeuvre dans le prolongement de la rencontre de Mayence de mai 2001. C’est ainsi que seront encouragées les actions d’information déjà lancées telles que les DeutschMobiles et les FranceMobiles et le site FplusD.

Ce portail franco-allemand des langues (www.FplusD.fr), qui a été ouvert suite aux recommandations de Mayence, fédère toutes les initiatives sur Internet quant à la promotion des langues allemande et française. Il informe sur l’apprentissage de ces deux langues, la formation professionnelle et les échanges entre jeunes et il comporte également un volet culturel. De nouvelles campagnes de promotion pour le français et l’allemand seront conduites dans le pays partenaire. De même, la journée du 22 janvier 2003, au cours de laquelle des textes relatifs à la relation francoont été lus et commentés dans les écoles, les collèges et les lycées-allemande sera reconduite.

A partir de 2004 cette journée sera consacrée, dans toutes les institutions du système éducatif des deux pays, à une présentation des relations bilatérales, à la promotion de la langue du pays partenaire et à une action d’information sur les programmes d’échanges et de rencontres ainsi que sur les possibilités d’études et d’emploi dans le pays partenaire. Quant au choix des langues susceptibles d’être proposées à l’étude des élèves, leur offre s’effectue en fonction de la politique académique des langues élaborée sous la responsabilité du recteur. Cette politique, qui tient compte des spécificités de l’académie et intègre à ce titre la situation géographique et démographique des établissements au sein de leur environnement, vise à favoriser une meilleure anticipation en amont des besoins d’ouverture des sections de deuxième langue vivante au collège dont celles d’allemand.

Il appartient ensuite aux inspecteurs d’académie, directeurs des services départementaux de l’éducation nationale, à partir des orientations retenues par le recteur, d’élaborer une carte des langues vivantes, dans le souci de permettre de ménager la continuité et la cohérence des enseignements de langue vivante à chacun des niveaux de la scolarité et leur diversification. L’ensemble de ces dispositions dont l’allemand bénéficie au même titre que les autres langues vivantes témoigne de la volonté de rendre les apprentissages des langues vivantes toujours plus efficaces.